Mieux comprendre la réalité de la pauvreté

Par Jacqueline Plaisir

photo-JacquelinePJacqueline Plaisir était l’invitée du Forum Mondial Convergences, le 06 septembre 2016 sur le thème : « Mesurer la progression des ODD, quelle méthodologie et quelles approches ? ». La table ronde animée par Matthieu Bourssichas, de la Fondation pour les études et les recherches sur le développement international (FERDI), avait comme autre invité Yohann Chaigneau, de la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

Chercher à mesurer les changements que les politiques et programmes opèrent dans le quotidien des personnes qui ont la vie difficile, dans la société, mesurer à quelle vitesse la misère recule, c’est une nécessité. Comment le faire est un sujet qui nous concerne tous au moment où la communauté internationale s’engage et nous engage dans un ambitieux agenda 2030 « Transformons le monde » avec l’exigence de « ne laisser personne de côté ».

Présenter le projet de recherche participative « déterminer les dimensions de la pauvreté et leurs mesures avec les premières personnes concernées », était le principal objectif de son intervention, mais elle a insisté sur la nécessité de renouveler notre connaissance de la pauvreté avec les personnes qui la vivent pour mieux la comprendre et la combattre.

Quelques extraits de  l’intervention de Jacqueline Plaisir

  • Pour rendre plus efficaces les efforts attendus pour l’élimination de la pauvreté qui est le premier des ODD, nous avons besoin de mieux comprendre la réalité de la pauvreté, et ce sont les personnes qui la vivent qui sont le plus à même d’introduire cette connaissance.
  • On ne part pas de zéro : il existe l’indice de pauvreté multidimensionnelle.
  • Cet indice de pauvreté multidimensionnelle est sans aucun doute une réelle avancée. Cependant, nous sommes critiques sur deux points :
    1. Le choix des dimensions de la pauvreté et de leur pondération, est fait par les analystes, c’est-à-dire des chercheurs, du personnel administratif, etc., sans aucune contribution des personnes qui ont une expérience directe de la pauvreté. (…)
    2. La dimension de la discrimination, l’oppression et l’exclusion sociale n’est pas prise en compte.
  • En amont du choix des indices, mesures, indicateurs, il reste que pour ne laisser personne de côté, il faut avoir l’exigence de compter tout le monde.
  • La participation, c’est un chemin de libération.

Vous pouvez accéder ici à l’intégralité de l’intervention de Jacqueline Plaisir.

 

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Photo  ATD Quart Monde : Matthieu Bourssichas et Jacqueline Plaisir, Forum Mondial Convergences, Paris,  France