Gestu And Xeex Ndool

Dans la banlieue de Dakar, au sein du quartier de Guinaw Rails Nord, se trouve la maison Gestu And Xeex Ndool, termes wolof qu’on peut traduire par « rechercher, et combattre ensemble la pauvreté ».

Récupérée sur les eaux, réhabilitée par des chantiers qui ont permis à des jeunes de s’initier aux techniques du bâtiment tout en se découvrant les uns les autres, cette maison est devenue une référence dans le quartier. Ses murs ont été décorés par les enfants.

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Fabrication des briques

Durant l’hivernage, elle est le camp de base de la brigade de lutte contre les inondations

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La brigade de lutte contre les inondations
 

Les jeunes de la brigade avaient cherché comment rester ensemble, au delà de l’hivernage, et comment entreprendre quelque chose qui permette à des jeunes du quartier d’apprendre, de se soutenir mutuellement, d’être utiles à leur communauté, et de contribuer aux nécessités de la vie familiale. Une école poulailler a permis à plusieurs d’entre eux de se former au petit élevage, de coopérer dans une gestion partagée, mais surtout de nouer des relations.

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Poulailler école

Depuis, c’est une activité de savonnerie qui rassemble plusieurs jeunes filles du quartier. Ensemble, elles recherchent des techniques, produisent à petite échelle, vendent, mais cherchent surtout à ce qu’aucune d’entre elle ne se sente inutile ou méprisée.

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Fabrication de savon

Pour Maïmouna, une des volontaires du mouvement ATD Quart Monde engagée avec ces jeunes : « On fait du savon avec des jeunes filles, mais le plus important c’est de créer la relation entre des personnes qui sont des voisins mais parfois ne s’entendent pas. A partir de cette action, les gens changent leur regard. Sur les savons on a écrit « l’homme est le remède de l’homme ».

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Le savon c’est un prétexte pour travailler ensemble en se respectant, et pour s’ouvrir aux autres. Autour du savon on parle des choses de la vie qui nous aident à avancer. On permet aussi que les filles connaissent le mouvement ATD Quart Monde. On essaye également d’être proches de leurs familles et on cherche à se réunir chez les unes et les autres. On fait cela pour que les gens comprennent que les plus pauvres ont le droit à ce que d’autres puissent venir chez eux. Quand tu es tout seul c’est plus difficile, mais ensemble on redonne l’espoir aux jeunes filles et aux familles de pouvoir se relever. »

Voir l’intégralité de l’interview de Maïmouna http://vimeo.com/74367964

Projet Gestu Sénégal from ATDFRA on Vimeo.