Geneviève Anthonioz de Gaulle : une femme engagée avec ATD Quart Monde

Une nouvelle biographie de Geneviève Anthonioz de Gaulle, ‘The General’s Niece: the Little Known De Gaulle Who Fought to Free Occupied France’ a été publiée aux États-Unis. Elle se compose de sept chapitres créés à partir d’interviews de Volontaires d’ATD Quart Monde qui ont travaillé en étroite collaboration durant des années avec cette femme extraordinaire pour lutter contre l’extrême pauvreté en France et dans le monde. Cate Chisholm, une stagiaire à ATD aux États-Unis commente son ouvrage.

En tant que Présidente d’ATD de 1964 à 1998, Geneviève Anthonioz de Gaulle a véritablement dédié sa vie à aider ceux qui souffrent et à lutter contre les causes de la pauvreté. Mais sa vie antérieure qui l’a menée à ATD est également remarquable et montre que jeune fille, elle était déjà engagée pour son pays, ses habitants et le monde entier sans rien attendre en retour. En Juin 2017, Paige Bower a publié la première version tardive d’une biographie en anglais de Geneviève De Gaulle – The General’s Niece: the Little Known De Gaulle Who Fought to Free Occupied France.

Bien que reconnue d’emblée par son nom de famille issu de son oncle réputé, Charles de Gaulle, le fondateur de la Cinquième République et ancien Président de la France, Geneviève était méconnue en dehors de la France. D’où l’importance de sa biographie. Elle a en effet joué un rôle à part entière dans la Résistance française, en combattant l’occupation nazie en France et a également aidé et soigné des survivants de la Seconde Guerre Mondiale en France à la fin de la guerre. Geneviève s’est servie de son alliance avec l’éminent dirigeant politique, Charles de Gaulle, mais elle n’a jamais cessé de montrer que malgré ses privilèges, elle savait rester très terre à terre.

Geneviève a également souffert pendant des années dans un camp de concentration pour femmes dans le nord de l’Allemagne, Ravensbrück, où de nombreuses tragédies ont eu lieu et sont décrites dans l’ouvrage. Mais même là-bas, elle résistait et continuait d’aider ceux qui étaient dans le besoin. Après sa libération, elle a tout de suite repris le travail pour aider d’autres déportés à recommencer leurs vies et à poursuivre des officiers SS. On pourrait même jusqu’à dire que son engagement à aider les moins privilégiés était encore plus important après avoir été emprisonnée à Ravensbrück, car elle savait ce que signifiait la souffrance et ne repoussait jamais quelqu’un dans le besoin.

Après avoir rencontré Joseph Wresinski par l’intermédiaire d’un ami, Geneviève était convaincue qu’il fallait visiter Noisy-le-Grand, le bidonville où ATD Quart Monde a commencé son périple. Ici, elle découvrit que les conditions déplorables dans lesquelles ils vivaient n’étaient pas beaucoup mieux que celles dans lesquelles elle était à Ravensbrück. Elle décida alors de quitter son travail à l’ADIR (Association Nationale des Anciennes Déportées et Internées de la Résistance) qui consistait à aider des femmes touchées par la guerre à reconstruire leurs vies. Elle a également sacrifié beaucoup de temps avec ses quatre enfants pour travailler avec ATD. Des années après, Geneviève a été nommée Présidente d’ATD Quart Monde. En tant que Présidente, elle utilisa ses connaissances et son influence pour faire avancer ATD, aux côtés de Joseph Wresinski. Même après la disparition de son partenaire et co-dirigeant, Joseph Wresinski, et de son mari, Bernard Anthonioz, elle a continué à s’engager en consacrant sa vie à ATD.

Depuis, ATD Quart Monde s’est élargi et a considérablement changé depuis la présidence de Geneviève, mais en gardant les mêmes valeurs ; la ténacité de Geneviève nous inspire tous.tes à continuer à se battre pour créer un monde ouvert à tous et à toutes, dénué de toute discrimination et préjugés.