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15 mai 2006
Message d’Eugen Brand
Délégué général du Mouvement
international ATD Quart Monde
A l’occasion de la journée internationale de la famille.
à
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Séminaire international d’approfondissement
et de mobilisation autour de la Journée mondiale du refus
de la misère.
Ce Séminaire, organisé par le Mouvement Atd Quart
Monde au Canada et ses partenaires, rassemblera une soixantaine
de participants et participantes pendant cinq jours, avec la participation
significative de personnes en situation de grande pauvreté.
Les résultats inspireront l’Assemblée générale
des Nations Unies pour faire suite à la décennie pour
l’élimination de la pauvreté en décembre
2006 : un événement public sera organisé dans
les locaux des Nations Unies à New York pour faire connaître
et adopter les fruits du Séminaire, pour susciter de nouveaux
engagements et pour ainsi amplifier le courant du refus de la misère
et de la pauvreté.
Pour
en savoir plus (site ATD Quart Monde Canada)
L’Épine sur les roses
Dans la boue d’un terrain de voyageurs,
immobiles depuis 30 ans et expulsés "au nom du peuple français"
sous prétexte qu’ils occupent illégalement une
"zone naturelle"... Ceux qui habitent ce texte sont considérés,
sur tous les champs, indésirables, même embourbés
au bord des zones industrielles, même sur le bitume du contournement
des villes. Hors champ de notre âge, hors champ du langage,
avec pour seule identité officielle un carnet de circulation
alors qu’elles sont aussi de fait interdites de voyage.
à
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"Ce qu’on
dit doit faire changer notre vie"
Grande pauvreté, participation et accès
de tous aux droits fondamentaux.
Un document de travail européen du Mouvement International
ATD Quart Monde
L'Europe de la démocratie et des droits de l'homme, de la
croissance économique et du progrès technologique
ne sait pas encore garantir le respect des droits fondamentaux à
tous les êtres humains qui vivent sur son sol. Pourquoi ?
Une des raisons essentielles est que cette Europe se construit,
se pense, s'organise sans prendre en compte l'ensemble de ses habitants,
en laissant de côté les plus pauvres d'entre eux. Elfe
se fait sans rechercher suffisamment la contribution des hommes
et des femmes qui sont, pourtant, les mieux placés pour montrer
les chemins du respect de la dignité de chacun, de la justice,
de l'accès de tous aux droits fondamentaux parce qu'ils en
ont été le plus privés.
Faire
de la question de la lutte contre la pauvreté un combat pour
le respect des droits de l'homme pour tous change les perspectives.
Il s'agit alors d'une question qui touche aux fondements mêmes
de nos sociétés, des objectifs qu'elles se donnent,
une question qui concerne tous les citoyens et devrait orienter
toutes les politiques menées.
Les personnes en grande pauvreté ne se satisfont pas de
la situation qui leur est faite, elles résistent quotidiennement
à la misère et à l'exclusion, elles se battent
pour que les choses changent, elles cherchent à être
actrices dans leur vie quotidienne comme dans la société
qui les entoure. Bien des personnes et institutions veulent sortir
des logiques d'exclusion et d'assistance, promouvoir la coopération
de. l'ensemble des acteurs, y compris celle des personnes en grande
pauvreté. Les attentes sont fortes, les tentatives nombreuses.
Mais il ya des obstacles. Ceux-ci tiennent à la façon
dont nos sociétés considèrent les populations
pauvres et à l'insécurité dans laquelle celles-ci
sont obligées de vivre. Être conscient de ces obstacles
et les prendre en compte est indispensable pour chercher à
les surmonter et susciter une large mobilisation en vue de créer
les conditions d'une participation réelle, utile à
tous, et d'abord aux personnes vivant en grande pauvreté
elles-mêmes.
En s'appuyant sur des projets pilotes menés les années
précédentes, et tout en continuant à en faire
l'expérience dans des actions et des concertations menées
dans plusieurs pays, ATD Quart Monde a suscité, en 2004 et
2005, des dialogues européens autour de cette question de
la participation à la vie collective des personnes en situation
de pauvreté et d'exclusion.
Cette publication met en évidence les enseignements tirés
des actions et des échanges menés ces dernières
années. Elle dit pourquoi la participation des personnes
en grande pauvreté est Indispensable, à quelles conditions
elle est possible, et quels en sont les effets.
Les repères donnés dans ce document voudraient soutenir
les attentes et les nombreuses tentatives faites pour susciter cette
participation, en rappelant les ambitions qui doivent guider les
recherches et en indiquant des façons d'être et d'aglr
sur lesquelles il est possible de s'appuyer.
Février 2006, Editions
Quart Monde
Présentation (4 pages) en français (pdf
202 Ko) et en anglais (pdf
137 Ko)
Document complet format
pdf (870 Ko)
Nederlands
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Le Président du Parlement européen,
d'accord avec le Mouvement ATD Quart Monde :
pour combattre la pauvreté, la croissance et l'emploi ne
suffisent pas.
Le Président du Parlement européen,
M. Borrell Fontelles a reçu le 2 mars 2006 une délégation
du Mouvement international ATD Quart Monde composée de son
délégué général adjoint, de son
délégué pour la région Europe et de
sa Délégation auprès de l'UE. Ce fut l’occasion
d’un dialogue chaleureux au cours duquel le Président
a manifesté un vif intérêt pour les questions
discutées ensemble.
Indiquant
qu'il y a encore dans l’Union européenne 72 millions
de personnes qui vivent en situation de pauvreté monétaire,
le Mouvement ATD Quart Monde a rappelé que ces chiffres,
comme tout élément statistique, ne rendent pas suffisamment
compte du mépris et de l'exclusion dont souffrent de nombreuses
personnes aussi bien dans les pays du Sud que dans ceux du Nord,
ni de la résistance quotidienne que ces personnes opposent
face à cette situation.
Monsieur Borrell Fontelles a cherché à
en savoir davantage sur les situations de précarité
qui conduisent à la grande pauvreté, avec le souci
d’articuler cette réalité avec le travail du
Parlement autour des politiques européennes. D’accord
avec le caractère inacceptable de la persistance de la pauvreté
en Europe, il s’est dit décidé à le rappeler
dans les discussions qui auront lieu prochainement sur les questions
économiques et sociales. Il souhaite également affirmer
que si des politiques visant à favoriser la croissance et
l’emploi sont nécessaires, elles ne suffisent pas à
combattre la pauvreté. Il faut aussi une volonté d’équité
et un accord sur des objectifs spécifiques.
Les représentants d'ATD Quart Monde ont
rappelé l'importance de la Journée mondiale du refus
de la misère, le 17 octobre de chaque année. Elle
s'enracine dans le message du père Joseph Wresinski inscrit
sur la Dalle du Trocadéro à Paris et reproduit sur
le Parvis du Parlement européen à Bruxelles: « Là
où des hommes sont condamnés à vivre dans la
misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir
pour les faire respecter est un devoir sacré ».
Comme le rappelle une récente résolution de l’Assemblée
générale des Nations Unies, cette journée offre
l'occasion de créer une large mobilisation citoyenne en faveur
d'un nouvel élan pour des politiques globales de lutte contre
la pauvreté.
Le Président Borrell Fontelles a donné
son accord pour avoir un temps de travail autour du 17 octobre 2006
avec une délégation comprenant des personnes d'Europe
ayant l’expérience de la grande pauvreté. Il
souhaite ainsi soutenir la nécessité que les personnes
très pauvres soient prises comme interlocuteurs par toutes
les composantes de la société.
Communiqué de presse
Bruxelles, le 2 mars 2006
Délégation auprès de l'UE - Avenue Victor Jacobs
12, B-1040 Bruxelles
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Habiter la terre
avec les autres
Affirmé dans les pactes
internationaux et les constitutions nationales, le droit au logement
ne cesse d'être nié et bafoué. Son effectivité
est battue en brèche par des expulsions et des déguerpissements,
par l'éviction des plus pauvres des quartiers où ils
avaient trouvé refuge. Au mieux leur concède-t-on
le droit à l'hébergement dans un hôtel ou d'autres
lieux dans lesquels leurs libertés sont contraintes" leur
sécurité menacée et les perspectives d'avenir
improbables. Paola Luzzi en témoigne en évoquant
les “ residence ” de Rome, et Gabrielle Erpicum
en parlant des camps de réfugiés de Nairobi. Claire
Lévy-Vroelant analyse la nature et l'ampleur de cette
nouvelle crise du logement en France. Cette dégradation n'est
pourtant pas une fatalité. Certains se battent pour que le
droit à un habitat décent devienne une réalité.
Jacques Tronchon à Madagascar, d'autres en Belgique
et en France témoignent qu'il est possible de pennettre aux
plus pauvres d'accéder au logement. Le logement n'est pas
seulement un bien marchand : c'est un lieu où il devient
possible de créer des relations avec les autres (Luc Laurent),
à condition aussi que ces autres délogent l'indifférence
qui est en eux (Bernard Devert). Face à ce défi,
Olivier Nodé-Langlois relève le combat pour
faire du droit au logement un droit opposable. Au-delà
du droit, c'est la question de notre désir d'habiter ensemble
qui est posée. Le concept de “mixité sociale”
se heurte aux égoïsmes territoriaux qu'analyse
Didier Desponds : le droit au logement pour tous, oui !, mais pas
à côté de chez moi, pourrait-on dire. Telle
est bien la question de fond: voulons-nous vraiment habiter
ensemble?
Revue Quart Monde, n° 197
http://www.revue-quartmonde.org
Avoir le droit
d'habiter quelque part. Des familles expulsées sans proposition
de relogement.
En différents lieux du
monde, des familles très pauvres sont expulsées des
lieux où elles vivent, souvent sans solution de relogement,
rejetées dans l'errance. Quelles que soient les raisons de
ces expulsions, il est indigne et contraire aux Droits de l'Homme
que des familles soient traitées de cette façon.
En
voici un exemple en France (cliquez ici)
Voir aussi ce que d'autres en disent, par exemple l'article "Silence
on détruit" dans le magazine "L'état de la planète".
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