Université d’été sur les religions et la vie publique
Ce séminaire a réuni une quarantaine de participants venant des pays suivants : Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Canada, États-Unis d’Amérique, France, Ghana, Indonésie,Israël, Italie, Kosovo, Macédoine, Ouganda, Roumanie, Russie, Palestine,Ukraine, Zimbabwe. Leurs compétences étaient variées et comprenaient par exemple la philosophie, l’anthropologie sociale, le processus de socialisation et l’identité du genre parmi les femmes arabes (musulmans et chrétiens), les sciences politiques, etc..
La langue de travail a été l’anglais.
De confessions religieuses et d’appartenances philosophiques différentes, les participants ont travaillé la question de la place de la religion dans l’espace public en l’abordant sous un angle particulier, précisé dans le sous-titre du séminaire : "Une mosaïque de marges : éthnicité, religion et appartenance." Cela a permis d’éclairer de façon inédite la question de la gouvernance en lien avec des réalités d’exclusion et de pauvreté présentes dans toutes les sociétés.
Le programme du séminaire a été ponctué de temps complémentaires.
1) Des cours magistraux, par exemple : "Loi et religion en Europe : un paysage changeant", "Confiance, tolérance et modernité – le problème de la libération" "Identité religieuse dans le Turkas Bulgare les trente dernières années.". "Religion et identité des bulgares musulmans. "Minorités religieuses et loi islamique, Adaptation et tolérance".
Dans ce cadre, Louis Join Lambert a présenté au nom d’ATD Quart Monde une conférence intitulée "L’importance des Absents."
2) Des rencontres et des dialogues avec des représentants officiels des communautés catholique (orthodoxe et romaine), musulmane, juive, protestante. Ces dialogues ont mis en relief le défi d’entrer dans la compréhension de "l’autre", de son histoire, de son interprétation de l’histoire et du présent. Ils poussent à réfléchir aux conditions pour avancer vers une gouvernance qui prenne en compte tous les êtres humains sans oublier personne.
3) Une journée de visite de terrain à une communauté très démunie de "Rroms". La question à laquelle les participants ont été confrontée est celle de leur légitimité à aller en groupe rencontrer sur leur lieu de vie des personnes et des familles avec lesquelles aucun lien ni aucune histoire n’existent. Au nom de quoi ? Cela a posé la question d’une gouvernance qui respecte le rythme et les possibilités de tous les partenaires, quelles que soient leurs conditions de vie.
4) Des visites variées pour situer les questions travaillées dans un contexte historique, social, politique et culturel.
Mutualisation : Les échanges et les travaux menés par les participants procèdent de la constitution d’une communauté mondiale qui représente une priorité de la Fondation pour le Progrès de l’Homme. En effet, en regardant avec lucidité la diversité de leurs ancrages, de leur vision du monde, de leurs convictions religieuses, spirituelles et philosophiques, les participants ont été amenés à comprendre et à travailler ce qui leur est commun et ce qui peut les diviser. Cela a posé la question d’une gouvernance qui ne gomme pas les divergences et d’une gouvernance qui ne devienne pas prise de pouvoir des uns sur les autres. Un énorme défi, toujours à reconquérir.





