Une loi pour un Québec sans pauvreté

L’action d’ATD Quart Monde contribue au vote d’une loi contre la pauvreté au Québec
Que faisons-nous ?
- Nos actions…
- Des enfants agissent pour donner de l’espoir
- En Tanzanie, faire reconnaître des jeunes en difficulté comme acteurs.
- Une loi pour un Québec sans pauvreté
- A Madrid, une expo pour aller au-delà des préjugés.
- En Haïti, la promotion du savoir et de la santé, base de développement de zones défavorisées.
- Une délégation d’Atd Quart Monde est reçue par Monsieur Kofi Annan au siège de l’Onu
- A Madagascar, une bibliothèque au cœur d’un quartier pauvre de la capitale.
Le texte a été pensé et porté par une véritable mobilisation citoyenne, lancée par le Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté, et dont le cœur était le travail et l’expérience de nombreux citoyens vivant en situation de pauvreté. Un vaste travail de consultation de personnes de toutes conditions a été entrepris. 215 000 pétitions ont été rassemblées en 2002 et en 2004, 167 mémoires ont été remis à une commission parlementaire par des syndicats, des universitaires et différents groupes. Le mémoire du Mouvement ATD Quart Monde a été rédigé en partenariat avec des personnes défavorisées, en essayant d’atteindre les plus pauvres d’entre elles.
Pour éliminer la pauvreté, ATD Quart Monde affirme que deux conditions sont indissociables : la sécurité matérielle des personnes et le changement de regard que la société porte sur elles. Ce sont deux principes que la loi reconnaît et devra chercher à appliquer. Un de ces principes se trouve désormais dans le préambule de la loi : « Considérant que les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont les premières à agir, pour transformer leur situation et celle des leurs… »
Une militante du Mouvement ATD Quart Monde a commenté ce moment historique : « Cette loi va donner des ailes à tout le monde, autant à celles et ceux qui vivent la pauvreté qu’aux autres dont le regard va changer… J’ai senti que je faisais partie de ce peuple. J’étais fière de savoir qu’à l’unanimité nos élus ont été conscientisés à ce qu’une partie du peuple québécois vit dans ses tripes, dans son quotidien, dans sa vie. »
Après la loi, le Mouvement a fait un travail intense de suivi du Plan d’action gouvernemental qui devait mettre en œuvre la stratégie de lutte contre la pauvreté et surveiller le processus de modification de la loi sur le soutien au revenu et à la solidarité sociale (projet de loi 57). L’enjeu est important car la loi 57, récemment adoptée, est un recul par rapport à la loi 112. Un militant, qui a participé à la préparation de l’audition devant la commission parlementaire du Mouvement en octobre 2004, dit : « Il n’y a pas de respect des droits de la personne dans le projet de loi 57, il n’y a pas non plus de respect de la Loi visant à lutter contre la pauvreté ».




