Pauvreté des enfants : et si on privilégiait un travail avec leurs familles ?

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Communiqué de presse Paris, le 29 mai 2012

ATD Quart Monde salue la détermination de l’UNICEF à montrer factuellement que des enfants vivent la grande pauvreté en France. A la lecture de ce rapport1, on peut s’interroger sur le fait que malgré une dépense forte pour la protection de l’enfance, la France présente le plus grand nombre d’enfants dans une situation difficile parmi les 35 pays étudiés.

Trop peu de moyens en prévention

L’expérience du terrain acquise par ATD Quart Monde permet d’avancer une hypothèse pour ces mauvais résultats : la protection de l’enfance en France aujourd’hui consiste essentiellement dans le coûteux dispositif du placement des enfants (près de 80% des dépenses de l’Aide Sociale à l’Enfance des départements), quand dans le même temps la prévention ne dispose pas d’assez de moyens (les mesures d’Assistance Éducative en Milieu Ouvert, éducateurs qui doivent soutenir l’éducation de l’enfant dans sa famille, se terminent souvent en placement sans même avoir pu être mises en oeuvre, faute d’éducateurs en nombre suffisant).

Première cause de pauvreté : les conditions de vie des familles

Il n’y a pas d’enfants pauvres mais des enfants qui vivent dans des familles en situation de pauvreté. Faute d’augmentation des minima sociaux ou du SMIC, les ressources des familles ont décroché du coût de la vie. Comment s’étonner ensuite que certains enfants ne mangent pas les rations de fruits et légumes recommandées ? Cela pose donc la question des conditions de vie des familles et de leurs revenus qui ont des conséquences très néfastes sur la qualité de vie des enfants et leur éducation.

Une solution : travailler en confiance

Il faut une politique de soutien et de protection de la famille. Les administrations et les acteurs de terrain ont besoin de sortir de la perspective de méfiance et de contrôle pour rebâtir la confiance qui permettra une meilleure coopération avec les familles pour les soutenir. Pour cela, ATD Quart Monde demande la mise en place d’un grand chantier autour de la formation des professionnels, pour permettre un travail différent qui renouvellerait la confiance entre les familles et les institutions (protection de l’enfance et éducation nationale).

Typhaine Cornacchiari
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