N’est-ce pas plus urgent de lutter contre la pauvreté dans les pays du Sud que dans ceux du Nord ?
Foire aux questions
- Quelles sont les définitions de la pauvreté et de la misère ?
- Combien y a-t-il de pauvres ?
- La pauvreté augmente-t-elle ou diminue-t-elle ?
- Que faut-il faire pour vaincre la grande pauvreté ?
- Qu’est-ce que je peux faire ?
- Quelles sont les causes de la pauvreté ?
- N’est-ce pas plus urgent de lutter contre la pauvreté dans les pays du Sud que dans ceux du Nord ?
- Quelles sont les sources de financement d’ATD Quart Monde ?
- Pourquoi ATD Quart Monde parle de Joseph Wresinski ?
- Qu’est-ce qui différencie ATD Quart Monde d’autres ONG de lutte contre la pauvreté ?
ATD Quart Monde est né en France en 1957, et pendant plus de vingt ans le Mouvement s’est développé en priorité dans les pays du Nord. Dans les années 60-90, dans certains de ces pays, on niait parfois l’existence même de la pauvreté tant il se créait de richesses économiques et que dominait ce qu’on appelait le plein emploi. Pourtant ATD Quart Monde y rencontrait déjà des personnes et des groupes humains rejetés à cause d’une histoire de pauvreté, avec de très graves conséquences, comme le placement des enfants de ces familles. Avec chacune de ces personnes, il était urgent de lutter contre la misère, car leur vie en était brisée, elles étaient généralement jugées coupables de leur situation et les efforts qu’elles faisaient n’étaient pas reconnus.
A partir des années 80, ATD Quart Monde a été présent aussi dans des pays du Sud à la demande de personnes de ces pays qui, ayant connu l’existence du Mouvement dans les pays du Nord, ont demandé que le Mouvement vienne aussi s’implanter dans leur pays. On y a découvert que, comme dans les pays du nord, des personnes et des familles étaient mal considérées et parfois même rejetées par les communautés de quartier ou par les villages, et que c’étaient elles qui avaient la vie la plus dure.
De cette présence au Nord et au Sud, le Mouvement ATD Quart Monde conclut que ce qui est commun entre les personnes les plus rejetées de tous les pays, c’est qu’on les culpabilise de leur situation, on ne leur fait pas confiance, on ne voit pas les efforts qu’elles font, et on ne leur demande pas leur avis sur la manière dont il faut agir pour lutter contre la misère. Changer cela passe par des actions sur les conditions matérielles de vie et aussi par des actions de partage du savoir, pour briser l’ignorance et la honte. Ces actions doivent s’ancrer dans les réalités de terrain, mais doivent aussi être soutenues par des politiques locales, régionales, nationales et internationales. Autant au Sud qu’au Nord, ATD Quart Monde a rencontré des personnes qui s’engagent pour que la misère recule et soit détruite et le Mouvement s’est efforcé que personne ne soit isolé dans un tel engagement solidaire avec les plus pauvres.





