Lille était une fois…

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la première étape de la caravane 2 …

Ca y est…
La caravane est belle, et bien partie. Elle se retrouve dans le Nord-Pas-De-Calais pour passer sa première semaine entre le quartier de Lille-Five où sont animées des bibliothèques de rue, Roubaix où une fête TAPORI a été organisée, ainsi qu’à Maubeuge pour un moment de partage… Panoramique Lille

 

Le mercredi 6 juin 2007, l’équipe d’ATD de Roubaix accueille les Caravanes Européennes de la Fraternité à la médiathèque municipale. La venue des jeunes de la caravane a été l’opportunité de créer un évènement public autour de la dalle du 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère. Plus d’une centaine d’enfants déambulent dans l’exposition TAPORI. Cette exposition présente des silhouettes venues des quatre coins du monde. Les membres des caravanes recueillent auprès des enfants les messages qu’ils souhaitent écrire sur un tee-shirt pour aller à la rencontre d’autres enfants. Pendant ce temps, à l’extérieur de l’exposition, les adultes de passage sur la place publique peuvent rencontrer les alliés et les militants du mouvement ATD Quart-Monde. Les caravanes invitent ces anonymes à réaliser des farandoles, une fresque, supports de leur message, ou même une simple discussion.

enfants t-shirt

 
A coté de son dessin, un homme écrit : « Aucun peuple n’a le monopole du pouvoir », tandis qu’un enfant court avec son tee-shirt TAPORI, sur lequel trône l’invitation : « Comment t’appelles-tu ? Veux-tu jouer avec moi ? ».
 

La première journée des caravanes dans la Cité de l’Ile Saint Maurice.

Une cour entourée de maisons d’une beauté passée, quelques jeunes sur un banc avec un regard qui semble se moquer de tout, des enfants comme des pigeons qui sont partout et nulle part ; des têtes des adultes qui regardent dehors avec une apathie de quelqu’un qui sait ce qu’il verra… C’est la bibliothèque de rue qui change un peu cette image. Un petit cercle d’ enfants et des animateurs qui vivent ensemble des moments de découverte ; les images et les histoires deviennent le centre de la cour. Mais comment engager les jeunes assis sur le banc et les adultes qui se penchent aux fenêtres ? La caravane arrive à la cité avec cette volonté de toucher tout le monde.

jeune sur un banc

Ce n’est pas tout de suite que les adultes viendront prendre un café et discuter avec les jeunes de la caravane sur leur vie, ce n’est pas tout de suite que la caravane saura comment transmettre son énergie. C’est avec distance que vont réagir les jeunes de la cité aux ateliers qui les attendent pour pouvoir exprimer leur rêves. En même temps, des petits chemins permettent à la caravane d’entrer dans la vie du quartier. C’est la confiance entre les habitants et les animateurs de la bibliothèque de rue qui a invité la caravane. Des mamies et des mamans du quartier prêtent leurs chaises ou apportent des boissons pour le goûter. L’enthousiasme des enfants, qui ne quittent pas la caravane jusqu’au dernier moment où le matériel est rangé dans le minibus, soutient l’effort des jeunes de la caravane d’être à l’écoute de ce que les habitants veulent dire et créer.

 
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Peinture de l’exposition TAPORI
 

La dernière journée, la scène change. Dans la cour, brillent les couleurs de la fresque faite par les adultes et les enfants, on entend les bruits de chaîne des vélos des enfants qui reviennent de leur balade et d’un jeune homme qui a quitté le banc pour les accompagner. Les petits enfants tendent les mains vers des boules qui flottent dans l’air soufflés par un papa. Dans un coin tranquille, quelques personnes réalisent une peinture sur le bus de la caravane.
On sent l’atmosphère d’une fête. Un moment ; peut-être éphémère, mais un moment de convivialité. Est-ce qu’il donnera envie aux habitants de partager plus de moments comme ça ? La caravane repart avec cette question et l’envie de créer des moments de rencontre dans d’autres quartiers.
 
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Témoignage de Christophe, 11 ans
 

La caravane était en Hollande, à Breda, jusqu’au 18 juin. Voici le lien vers le site internet local qui annonce le programme de la semaine hollandaise : site hollandais

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Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré.

Joseph Wresinski

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