La C1 au Pays Basque : le B.A.B. de la Solidarité

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« Oyez Oyez brave gens ! La caravane Européenne de la fraternité est aujourd’hui à Bayonne. Nous sommes une vingtaine de jeunes invités par ATD Quart Monde. Nous allons d’étape en étape, en France et en Europe, pour provoquer la rencontre. Venez nous rejoindre. Il y a des animations pour les enfants, les parents, les grands-parents. Venez dialoguer avec nous, nous vous attendons. »

Le mégaphone posé, la banda Lagunak entonne un nouveau morceau basque. Les fenêtres s’ouvrent, les habitants de Polo Beyris, quartier de Bayonne, cherchent à comprendre qui nous sommes.

Roger (photo ci-dessous) est heureux d’entendre la musique et de voir ces animations qui brisent sa solitude : « Le quartier est sympa mais chacun s’enferme et c’est dommage de ne pas davantage ouvrir sa porte, s’ouvrir aux autres. »

Devant la MVC (Maison de la Vie Citoyenne), Sylvie contemple l’affiche des Caravanes : « Je vais venir, ça à l’air intéressant. » Sur le fronton voisin, des balles commencent à rebondir. Peu à peu, les mains rougissent et nous essayons d’attraper les petites pelotes dures. Sur la pelouse, les ateliers se mettent en place. Odile agrafe les éléments de sa banderole et sollicite les témoignages, trois mamies contemplent l’album photo, Eveline, assistée de caravaniers et de nombreux enfants, réalise des tee-shirts personnalisés. Un peu plus loin une partie de rugby s’improvise. Un seul ballon pour la joie partagée de petits et grands, garçons et filles, jeunes et vieux… Des voix se font entendre sur notre sono mobile. Un père de famille, en présence de son épouse et de ses quatre enfants, témoigne sur la difficulté de trouver un travail durable. Les jeunes de Bassussary nous donnent des exemples de situation de misère et de la manière dont nous pouvons être solidaires. Sur le minibus, Raky, Maké et Maty dessinent la croix basque verte, rouge et blanche, avec ce message : « Le respect, c’est très important dans tous les pays ». Peio raconte le sens du périple des caravaniers en route vers le 17 Octobre pour la télévision basque. C’est en apprenant des danses basques que nous finissons la journée.

Surf, musiques et témoignages

Le lendemain, c’est à Anglet, plage des Sables d’or, que toute l’équipe se retrouve. Pendant que quelques-uns participent à une initiation surf avec des jeunes Basques, d’autres installent tables, chaises, fanions et grandes bâches pour faire de l’ombre. Ce dimanche est estival et des milliers de personnes vont en profiter. Après le pique-nique partagé, le son de la parade se fait entendre. Un tour de plage est organisé pour inviter les baigneurs à venir nous rejoindre. Les Bayonnais qui ont lu « Feuille de route » ou ont eu connaissance de notre présence à la radio arrivent petit à petit sur le site. En fin d’après-midi, chants marocains et musique basque alternent avec des lectures de témoignages de gens vivant dans la précarité et d’attitudes de solidarité. Françoise, habituée d’un atelier d’écriture, montre fièrement la reproduction de la Dalle sur laquelle est gravée le message du 17 octobre : « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ». Yannick et Natacha expriment l’opinion partagée par de nombreuses personnes rencontrées : « Pour nous la Caravane, c’est comme un voyage. On est partis très loin en restant près de chez nous. Il y a un cercle d’énergie autour du square, c’est sympa ». Et ils rajoutent sur le minibus :

« Un seul peuple : l’Homme, un seul pays : la Terre ». Marie-Jeanne et Damien, les locaux de l’étape, font signer de nombreuses Déclarations de solidarité jusqu’au coucher du soleil.

Entre Bayonne, Anglet et Biarritz (BAB comme disent les Basques), caravaniers et passants ont réappris le B.A.B. de la Solidarité.

Julie et François

Du 15 au 22 septembre, la Caravane 1 sera à MADRID Tél : 06 12 62 40 51

photo

Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré.

Joseph Wresinski

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