L’ONU réfléchit aux réformes nécessaires après la crise
Avec les Nations Unies (ONU)
- "Les enfants Tapori font vivre la Convention internationale des droits de l’enfant"
- Le Conseil des droits de l’Homme adopte la résolution sur le Projet de principes directeurs sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme
- 61e Conférence annuelle Département de l’information de l’ONU / ONG
Cette conférence accueillait des représentants des pays membres de l’ONU, des représentants des syndicats et des ONG mondiales.
Le constat est très grave pour les plus pauvres qui sont les plus touchés dans le monde entier.
Mme Magdalena Sepulveda, experte indépendante sur la question des droits de l’homme et de l’extrême pauvreté a dénoncé dans une note préparatoire : « La crise a révélé que le fait d’avoir négligé le droit à une protection sociale, a piégé dans la pauvreté des millions de personnes dans le monde. 1800 milliards de dollars ont été investis pour sauver le système bancaire, » a-telle souligné. « Un si exceptionnel effort politique doit être mis en balance avec l’incapacité permanente de financer les engagements pris depuis longtemps pour réduire la pauvreté et les inégalités. »
« La crise offre aux états la chance de renforcer leurs systèmes de protection sociale pour éviter que davantage de personnes ne tombent dans la pauvreté et pour contribuer à l’assainissement économique et à la croissance. » Pressant les états de mettre en place un système de protection sociale à long terme, Mme Sepulveda a proposé l’établissement d’un plancher de protection sociale, y compris dans les pays aux revenus faibles.
Pour sa part, fort de sa présence et de son expérience dans des pays du Nord et du Sud, le Mouvement international ATD Quart Monde a rappelé deux nécessités absolues [1] :
Le respect des droits de l’homme doivent être un des piliers du développement économique. C’est la seule façon de briser le cercle de la grande pauvreté et de permettre à tous l’accès à des moyens de vivre dans la dignité.
Pour parvenir à la mobilisation de tous les corps sociaux, il est indispensable d’associer comme de vrais partenaires les personnes et les populations qui ont l’expérience de l’extrême pauvreté, car ceux-ci sont porteurs d’une expérience et de réflexions indispensables si on veut ne laisser personne de côté. Ne pas les associer dès le départ, c’est risquer de creuser encore plus le fossé qui les sépare des autres composantes de la société.
[1] Voir ci-joint le texte de la communication du Mouvement International ATD Quart Monde pour cette conférence (en anglais)






