En Tanzanie, faire reconnaître des jeunes en difficulté comme acteurs.
Des jeunes qui ont la vie très dure montrent leur solidarité
Que faisons-nous ?
- Nos actions…
- Des enfants agissent pour donner de l’espoir
- En Tanzanie, faire reconnaître des jeunes en difficulté comme acteurs.
- Une loi pour un Québec sans pauvreté
- A Madrid, une expo pour aller au-delà des préjugés.
- En Haïti, la promotion du savoir et de la santé, base de développement de zones défavorisées.
- Une délégation d’Atd Quart Monde est reçue par Monsieur Kofi Annan au siège de l’Onu
- A Madagascar, une bibliothèque au cœur d’un quartier pauvre de la capitale.
L’action d’ATD Quart Monde à Dar es Salaam a commencé en 2000. Un volontaire se rendait régulièrement au marché aux poissons pour y rencontrer des jeunes vivant sur la plage et dans des épaves de bateaux. Ces jeunes aidaient les marchands en apportant le bois nécessaire à faire sécher les poissons. Les visites régulières ont amorcé un dialogue avec ceux-ci et bâti la confiance. En dépit de la pauvreté et de l’isolement qui caractérisent la vie de ces jeunes, ils assument un véritable soutien aux plus fatigués d’entre eux. Ils se cotisent pour les soins ou les enterrements, ils se rendent visite à l’hôpital ou en prison et naturellement partagent la nourriture. Leurs gestes restent dans l’ombre, mais des actions ponctuelles initiées par l’équipe ont manifesté leur savoir-faire et leur capacité à soutenir d’autres qui ont aussi besoin de leur aide. Dix de ces jeunes adultes qui vivent sur les plages de Dar es Salaam se sont proposés pour participer à un chantier à Moshi, localité à environ 500 km au nord-ouest de la capitale. Ils ont contribué à la rénovation du dortoir d’une école pour les enfants non-voyants. Le directeur a relevé devant son équipe d’enseignants, des parents d’élèves et les autorités locales, l’aspect exemplaire du geste de ces jeunes connaissant eux-mêmes des conditions de vie très précaires.
Samueli, un des jeunes, a conclu de ce chantier : « Il y a quelques années, ma vie dans la rue était solitaire et comme celle d’un animal jusqu’à ce que j’aie été capable de participer à des activités qui ont aidé d’autres gens. Ceci m’a donné confiance et courage pour ma propre vie. C’est à ce moment-là que j’ai ouvert les yeux et que j’ai réalisé que même moi, je peux apporter quelque chose à la société, que même moi, je peux aider les autres. Aujourd’hui, j’ai de la confiance. »
Tout en maintenant le dialogue avec ces jeunes exclus et en témoignant avec eux qu’ils peuvent être utiles au développement de leur pays, l’équipe a rejoint des familles très pauvres dans deux lieux significatifs. L’un est une carrière désaffectée où, malgré l’interdiction, hommes et femmes extraient des rochers et les cassent pour en faire des cailloux. L’autre est un quartier mal jugé, où beaucoup ont peur de se rendre. Une animation autour du livre se fait chaque semaine avec les enfants. Cette implication a été possible car de jeunes Tanzaniens ayant connu la pauvreté ont maintenant rejoint l’équipe à plein temps après une année de formation.




