Droits de l’enfant : où en est-on aujourd’hui ?

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En marche vers les 20 ans de la Convention des droits de l’enfants

C’est le 20 novembre 1989 que voit le jour ce texte de protection et du respect des droits de l’enfant ! A ce jour 192 pays ont ratifié cette Convention, les obligeant ainsi à mettre leurs lois en conformité avec ce texte. C’est la convention la plus ratifiée de toute l’histoire.

Aujourd’hui ce sont des milliers d’enfants qui se sont mobilisés pour cette célébration à travers Tapori ce courant mondial d’amitié entre les enfants. Tapori propose aux enfants d’expliquer tout ce qu’ils font pour bâtir un monde meilleur autour d’eux. Cette année donc, c’est sur le thème : « C’est en se rencontrant qu’on bâtit le monde » que certains ont commencé à le faire à travers une histoire, celle du “train de l’amitié”.

Pour le Mouvement ATD Quart Monde, les 20 ans de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant offre une nouvelle occasion pour approfondir et mettre sur la scène publique la question de l’avenir des enfants. Elle permet d’aborder cette question avec et à partir des enfants et leurs parents. Il s’agit d’attirer l’attention sur les violations des droits des enfants vivant dans l’extrême pauvreté, et surtout sur les initiatives et les actions prises ou à prendre afin que leurs droits – inclus leur droit de vivre en famille – soient respectés.

Le mouvement s’attache à permettre aux enfants et parents de montrer tous les efforts qu’ils mènent au jour le jour pour que leurs droits inscrits dans la Convention deviennent réalité pour tous.

Où en est-on aujourd’hui ?

Petit récapitulatif des défis qui se jouent aujourd’hui

Le combat pour les droits de l’enfant est loin d’être terminé. Il faut encore lutter aujourd’hui, pour :

Le droit de vivre en famille, au centre des droits de l’homme. Des actions qui visent à éliminer la misère des enfants, doivent soutenir les efforts de parents pour un avenir meilleur de leurs enfants et donc aussi aider à vaincre la misère dans laquelle vivent les parents. Les familles en grande pauvreté insistent beaucoup sur le droit de vivre en famille, tout en reconnaissant qu’elles ne sont pas en mesure d’assumer complètement leurs responsabilités à cause de la grande pauvreté. Les familles n’ont pas les moyens pour soutenir l’éducation de leurs enfants, elles n’ont pas de moyens de les nourrir convenablement ou de les faire soigner quand cela est nécessaire Ce droit est également violé par des mesures de stérilisation, de vente d’enfants, de placements d’enfants sans le consentement de personnes concernée.

Pour terminer, citons ce message aux adultes inspiré de la Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU :

« Si l’on écoute un enfant, il comprend qu’il mérite d’être entendu. Si l’on estime le point de vue d’un enfant, il comprend que ce qu’il pense a de la valeur. Si l’on croit que l’enfant peut apporter une grande contribution, il cherche une façon d’aider. Si l’on fournit un environnement chaleureux à un enfant, il acquiert une bonne estime de soi. Si l’on respecte un enfant, il se sent un peu plus grand. »

Sur le Web

Le site internet de Tapori existe en neuf langues : http://www.tapori.org

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Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré.

Joseph Wresinski

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