Ce 17 octobre avec les Caravaniers : une journée finalement bien ensoleillée

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Les habitués du site des Caravanes le savent bien : les deux équipes de Caravaniers (C1 et C2) se sont rejointes à la fin du mois de septembre en Savoie. Pour vivre ensemble la dernière étape du périple, et pour préparer le 17 octobre. Mercredi dernier, Jour J. Après un réveil très matinal, tous les caravaniers sont, pour la première fois depuis quatre mois, pile à l’heure ! Installation des différents supports de présentation du voyage, des témoignages des gens rencontrés… On peut sentir la fin de quelque chose, et le début d’autre chose en ce début de mercredi pas comme les autres, face à la tour Eiffel.

Le soleil n’est pas au rendez-vous, serait-ce pour se souvenir des difficultés passées ou puiser la force loin où elle est… ? Pour éloigner ce mauvais temps plutôt dérangeant, la batucada fait résonner ses premier coups de sifflets, qui attirent de loin les passants étonnés. C’est alors le temps des retrouvailles avec tous ces gens rencontrés sur les routes d’Europe (comme ces deux amis Néerlandais, venus de Breda). Moment fort, apprécié par tous en vue de passer cette journée ensemble. S’enchaineront des mélanges de couleurs, du théâtre et des farandoles vivantes. Les farandoles prennent vie, les textes aussi, comme ce qu’a écrit à notre intention Cédric, rencontré à Aix-les-Bains et venu nous rejoindre le 17 octobre au Trocadéro (voir ci-dessous). Des petits bonhommes en rouge et orange courent partout, veulent être partout… Ils se joignent à certaines animations accompagnant par exemple « Les Grandes Personnes ». Ils en inventent d’autres aussi, sur le Parvis des Droits de l’Homme et dans les jardins, créant des liens de la Dalle à la Seine. Comme cette interprétation du texte de Joseph Wresinski (1) tour à tour chanté, slamé, rocké, twisté… Mais voilà déjà venu le départ des premières personnes. Merci d’avoir été là ! A bientôt en musique. La fête et la joie remplacent la tristesse d’un « Au revoir ». Sur cette grande place face à tout Paris enfants et adultes prennent la parole contre la misère du monde. Les Caravaniers amplifient leurs paroles. Certains se souviennent de leur misère, d’autres de leur rencontre, et tout le monde se le raconte. Eugen Brand, délégué général d’ATD Quart Monde, réaffirme notre engagement pour un monde « où chacun est libre de penser et de croire, libéré de la misère et de la terreur. » Ensuite, les Caravaniers expriment leurs souvenirs leurs émotions, ce qui les a le plus marqués tout au long du périple des Caravanes. C’est par des mains liées, des sourires partagés et des regards échangés dans une ronde enchantée que se terminera cette journée qui fut finalement bien ensoleillée.

Texte : Théo et Magali - Photos : François

L’effet Caravanes

Un jour, un prof, un peu pessimiste, a voulu m’expliquer la théorie du cahot. C’est quoi ça, et bien c’est que le battement d’aile d’un papillon peut déclencher un ouragan à l’autre bout du monde ; ça c’est l’effet papillon. Je peux y croire, peut-être… Pour ma part, je suis aujourd’hui bien plus optimiste et je voudrais vous dire ce qu’a été pour moi l’effet Caravanes. Ah, c’est autre chose cet effet-là, c’est qu’à chaque tour de roue de vos caravanes, vous pourriez bien disséminer un élan de joie, de liesse et de générosité à travers tout un pays, un continent et pourquoi pas l’humanité tout entière, comme si cet ouragan que vous avez créé éparpillait vos coeurs, aux quatre vents… A vous avoir bien regardés, bien observés et souvent même admirés, cet effet Caravanes, c’est le votre, et là je peux y croire, c’est sûr ! Alors merci à vous d’avoir eu le courage de transmettre ce message sur des milliers de kilomètres, à des milliers de gens, ce message si simple que nous autres avons été trop coincés pour l’exprimer depuis tant d’années, vous l’avez fait. Et grâce à vous, je souhaiterais que mon fils puisse partager avec vos enfants, et avec tous vos enfants, un sourire, une poignée de main et, si besoin, un toit et un morceau de pain. J’aimerais que dans dix ans, nos enfants transmettent ce même message, « Aimons-nous, aidons-nous, et soyons fiers de nous car nous sommes humains, et surtout soyons solidaires car, ensemble, nous ferons fuir la misère ». Merci à vous d’avoir été nos guides, nos exemples, pourtant si jeunes, mais tellement courageux ; à bien y regarder, on se demanderait presque si vous ne seriez pas les enfants de l’abbé Pierre et de Soeur Thérésa… Ah mais non ils ne pouvaient pas, ou alors ils se sont vite réincarnés et même multipliés pour notre plus grande joie. Encore merci pour ce message, votre message, à refaire quand vous voulez, avec toute l’aide que vous méritez. Et même si certains n’oseront pas l’avouer, voilà ce que vous avez fait. Mais dites-moi, c’est ça la fraternité ? C’est donc cela cette solidarité qui nous permettrait de surmonter ces innombrables épreuves de la vie et surtout tous ensemble d’être à la hauteur… Cédric

(1) "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré".

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Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré.

Joseph Wresinski

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