17 octobre à Genève

Samedi 16 Octobre
Nous avons discuté du droit à l’alimentation, et plus précisément, de la problématique de l’accès à la terre pour les plus pauvres de notre monde. En permettant, par un jeu, de mieux comprendre les enjeux cachés et multilatéraux avec lesquels les gouvernements du Tiers monde doivent travailler, cette journée a permis de sensibiliser le public présent à une thématique peu traitée habituellement par les canaux d’information classiques : le vol de la terre aux peuples au profit d’investisseurs privés ou représentant les pays du nord.
Samedi soir, dans le but de réunir un large public dans une dynamique plus festive, le Collectif 17 Octobre a mis sur pied une soirée de concerts permettant aux personnes présentes d’entrer de plein pied dans une culture malheureusement trop méconnue à Genève : la culture rrom.
Photos :Eric Roset
Dimanche 17 Octobre
Après un brunch offert, le Collectif 17 Octobre a réuni personnes en difficultés, associatifs et responsables politiques autour d’une table ronde sur la thématique : "Regarde-moi comme une chance, et pas comme un problème". Le but de cette table ronde était de donner la parole aux personnes en situation de grande pauvreté afin qu’elles puissent témoigner de leur quotidien à Genève et qu’elles soient entendues directement par les décideurs et leurs conseils présents.
De cette discussion le Collectif souhaite rapporter les éléments suivants soulevés lors de la discussion : De l’avis de toutes les personnes présentes, l’État aujourd’hui délaisse le terrain social et s’appuie de manière trop pesante sur le monde associatif afin de palier au plus urgent. Les responsables politiques présents se disent pieds et poings liés par un système qui les empêche de prendre les décisions nécessaires à une amélioration de la situation sociale. Tant les responsables associatifs que les personnes vivant au quotidien ce désengagement étatique appellent le monde politique à trouver le courage pour mener les réformes profondes nécessaires au changement de ce système qui exclut les plus faibles de notre monde.
Les jeunes ont retransmis un appel rédigé suite à différentes rencontres régionales et internationales organisées au niveau européen. "Nous avons du mal à comprendre ce monde, mais nous voulons y trouver notre place", ont-ils dit. Dans cet appel les jeunes expriment leurs espoirs et leurs volontés de changements dans nos sociétés. De même, leurs familles ont insisté sur le fait que, ayant elles-même vécu la situation dramatique que les jeunes vivent aujourd’hui, elles ne veulent en aucun cas que ceux-ci aient à vivre ce qu’elles mêmes ont dû subir. Selon les personnes présentes à cette table ronde, il est nécessaire de prendre le temps d’écouter les jeunes et de leur offrir la possibilité d’entrer dans un monde qui est le leur et dont ils représentent, ni plus ni moins, que le devenir.
"Regarde-moi comme une chance, pas comme un problème". C’est ensemble que nous devons porter le changement nécessaire afin que chacun puisse vivre dignement. En ce sens, le Collectif 17 Octobre appelle tous les responsables politiques, associatifs, tous les militants et toutes les personnes qui se sentent concernées à s’unir afin de refuser la misère et d’éradiquer la pauvreté.
Lundi 18 Octobre
Nous nous sommes rendus à l’ONU pour rencontrer Madame Corinne Momal-Vanian, directrice du service de l’information de l’ONU, ainsi que Monsieur Drew Gardiner, Officier Technique pour le Youth Employment Network - une initiative conjointe du Bureau International du Travail, l’Organisation des Nations Unis et la Banque Mondiale.

En introduction à cette rencontre nous avons pu entendre le message de Monsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’ONU.
Nous avons ensuite visionné un court métrage présentant le projet "L’informatique pour tous" développé à Madagascar.
NTCI à Madagascar version web from ATDFRA on Vimeo.
A la suite du film, quatre jeunes ont chanté un rap dont ils ont écrit et composé paroles et musique.

Enfin, la parole nous a été redonnée afin de rendre compte des actions réalisées à Genève lors de la Journée mondiale du refus de la misère. L’appel des jeunes a ensuite été déclamé en six langues par des jeunes éparpillés aux quatre coins de la salle. Une façon dynamique de rendre compte de la diversité des langues et des cultures contenues dans l’espace européen, dont l’appel, écrit à l’origine par des jeunes de toute l’Europe, s’en faisait l’écho.

La conclusion a été laissée à ATD Quart Monde qui a su rappeler les difficultés que les jeunes, pourtant porteurs d’avenir, rencontrent à trouver une formation et un travail descent.
Le Collectif 17 Octobre

Photo : Stéphane Pecorini






