17 octobre 2009 : Tapori avec les enfants des militaires !

Un article écrit par la coordination Tapori de Bukavu
Deux enfants Tapori, Rosine et Julien, ont expliqué à leurs amis visités ce qu’est Tapori, le pourquoi de la Journée mondiale du refus de la misère, le pourquoi de leur visite.
Selon Rosine : « les enfants Tapori ont pris le courage de venir au camp parce qu’ils ont estimés que les enfants qui y restent ont droit de mener une vie normale comme les autres enfants ; le droit de se faire des amis, le droit de jouer, danser, dialoguer avec d’autres enfants qui viennent de la cité comme les Tapori, contrairement à d’autres personnes qui pensent que l’enfant d’un militaire n’est pas approchable. »
Pendant cette rencontre les enfants Tapori et ceux du camp ont joué, dansé, chanté et dialogué ensemble. Après, il s’en est suivi une visite guidée de différents endroits du camp et salutations à quelques familles.
Prenant la parole au nom de tous les enfants visités du camp, l’enfant Ombeni a dit : « nous sommes contents de cette visite et nous vous demandons de le faire chaque fois que c’est possible. Ici au camp nous aussi nous sommes comme des Tapori parce que nous restons toujours ensemble pour jouer. D’ailleurs, nous avons notre équipe de foot-ball qui se débrouille pas mal. Mais aussi, nous luttons contre la misère parce que comme vous avez eu à le remarquer dans notre camp il y a beaucoup de jardins de légumes. Et c’est souvent nous les enfants qui sommes chargés de leur arrosage, sarclage, mais aussi à la récolte nous aidons nos mamans à aller vendre les légumes à la cité afin de pouvoir trouver de quoi nourrir la famille. Donc, allez dire aux autres enfants que vous rencontrerez au quartier qu’ici au camp militaire il y a présence des enfants respectueux, obéissants, intelligents, pausés, agités, turbulents, ….comme on peut en trouver partout dans la ville de Bukavu et ailleurs ». _ Au bout de compte, tout s’est clôturé par la prise de quelques photos et le partage de bombons apportés par les enfants Taporis pour la circonstance.
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